Un film et un livre : critique croisée

Ben is Back (netflix) ET Le Chant des revenants (Jesmyn Ward)

Eh bien, chers amis, grâce à votre grande perspicacité, vous avez compris que Ben est de retour. Et si vous avez scruté un peu l’image que j’ai choisie pour illustrer ma critique, vous avez même déduit que ce retour n’était pas la meilleure des choses. (tronche de Julia et décor de cimetière… on ne peut plus éloquents)

Le roman de Jesmyn Ward est nettement plus complexe à présenter. Une famille du Sud des États-Unis, afro-américaine ou perçue comme telle, fait face à la Mort. Sous toutes ses formes : graphique, psychologique, poétique.

  • La mère de Ben, jouée par Julia Roberts (plus maigre que jamais) est une surfemme : Infatigable, prête à tout, ne lâche jamais. On comprend pourquoi la star a accepté ce rôle. Une femme forte qui veut à tout prix sauver son fils. En plus, elle a le don de toujours être bien coiffée, a marié en secondes noces un afro-américain, a quatre enfants (dont deux métis). Un peu too much comme bonne femme si vous voulez mon avis.
  • Jojo, dans le roman de Ward, est un garçon métis de 13 ans. Son grand-père tue une chèvre pour souligner son anniversaire. Première mort du livre qui en comptera de multiple. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la mort d’un animal est si difficile à lire?
  • Ben, dans le film, est un narcomane : menteur, manipulateur et charmeur. Lucas Hedges (ben oui, encore lui… on l’a vu dans Boy erased récemment) est tout à fait convaincant dans ce rôle. J’ai adoré la scène dans le « diner » où il recadre sa mère avec justesse.
  • La mère de Jojo est aussi une junkie. Elle est complètement inapte à s’occuper de ses enfants. Elle les entraîne pourtant avec elle dans un road trip qui sera un bad trip au final. Jojo, bien qu’à jeun, découvrira sur la route qu’il peut voir et parler aux morts.
  • Film plutôt convenu. Scénario assez classique. Tout l’intérêt est dans la performance des acteurs.
  • Roman, au contraire, original dans sa forme. Alternance de narrateurs très intéressante. Glissement vers le surnaturel qui m’a beaucoup fait penser à ce que Laurent Gaudé avait fait dans Danser les ombres (que j’ai préféré soit dit en passant).

Qui aurait cru qu’on pouvait critiquer ces deux œuvres ensemble??? À vous de voir maintenant : lecture ou visionnement. Ou les deux? Donnez m’en des nouvelles. ciao.

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